C'est en Haute-Normandie, dans le hameau de Villers, appartenant aux Andelys, que le petit Nicolas voit le jour. Sa famille veut qu'il fasse des études et, pour cela, le place chez un professeur de latin. Malheureusement pour eux, le futur peintre ne s'intéresse qu'au dessin. Ses parents étant opposés à son choix, il quitte le cocon familial à 18 ans. Il part pour Paris sans ressources. Là il prend des leçons d’un peintre de portraits flamand, Ferdinand Elle, qu’il quitte pour entrer dans l’atelier d’un peintre lorrain, L’Allemand, chez qui il rencontre Philippe de Champaigne. Il est protégé à Paris par un gentilhomme de Poitou qui l’emmène dans ses terres, mais mal vu dans la maison, traité par la mère en domestique, il revient vers Paris, menant une existence misérable, cherchant à peindre. Il étudie avec ardeur les tableaux de de Raphaël. Mais l'épuisement guette. Il tombe malade et retourne se soigner aux Andelys. Son idée fixe est d’aller à Rome. Une première fois il est arrivé jusqu’à Florence, et il a dû en revenir; à son retour, il a été employé avec Philippe de Champaigne par un nommé Duchesne à des travaux de peinture au palais du Luxembourg; une seconde fois il est allé jusqu’à Lyon, et il y a été arrêté pour dettes. La troisième fois, en 1624, il est attaqué par des soldats et est blessé à la main. Cependant, c'est lors de ce troisième voyage que sa peinture prendra de l'ampleur. Il y connait sa femme, se marie, est soutenu par le cardinal Barberini.
En France, on veut voir le prodige. En 1639, il reçoit des invitations à la Cour mais il les refuse. Il faudra qu'on vienne le chercher, en 1640. Accueilli avec fastes par Louis XIII et Richelieu, il est nommé peintre du roi avec 3000 livres d’appointements et l'attribution de la décoration de la grande galerie du Louvre. Mais les jalousies et le manque de sa famille le font repartir à Rome. Il y retrouve le frère de sa femme, qu'il avait adopté car il n'avait pas eu d'enfants, Gaspard Dughet, dit Gaspard Poussin. Il y travaillera pendant 23 ans. Il meurt le 19 novembre 1665.
L'Eté, ou Ruth et Booz (peint entre 1660 et 1664)
Echo et Narcisse (1630)


J'aime beaucoup ce peintre ! Un maître de la perspective !
RépondreSupprimerJe l'aime beaucoup aussi.
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